C'est l'histoire d'une petite fille modeste qui est allée à l'école du village. Elle
a appris à lire et à compter dans la quiétude de la campagne lozérienne. En grandissant elle a traversé l'époque du
patchouli, de la teinture mauve appliquée aux grandes chemises du père, héritage familial très convoité et, dans
l'univers très féminin du cheval, les bagues et autres bijoux réalisés en clou de ferrage. Bien sûr la guitare du
copain jouant "jeux interdits" autour d'un feu de camp fit partie de sa vie. Nous ne parlerons pas des boudoirs
trempés dans le mousseux de Notre Dame des Neiges vielli en fut d'inox à la Bastide Puylaurent. Mais enfin, qui de cet
âge n'a pas flirté avec cette ambiance ?
Passionnée de musique depuis son plus jeune âge, elle découvre le trad et plus particulièrement la vielle à roue au
détour d'un stage dans les hautes terres de Margeride. Avec des parigots reconvertis à la vie lozérienne, Jean-Pierre
et Denis Siorat et quelques autres acharnés de la manivelle, elle fonde l'Association pour le développement de
la vielle à roue" dont le slogan est : "A roue la vielle c'est le printemps ". Son amour pour la vielle
n'a cessé à ce jour de brûler parsemant ici et là la chaleur des mélodies locales. Elle joue sur un vielle Siorat
Aujourd'hui mère de famille, elle consacre une part importante de son temps à éduquer, travailler, courir parfois et cuisiner avec le même amour poireaux,haricots et autres légumes du jardin. Bref, une vie pragmatique entièrement consacrée à la nature, la vraie.